Discours prononcé à l’occasion du meeting de soutien à la liste Renaissance

Discours prononcé à l’occasion du Meeting de soutien à la liste Renaissance du 22 mai

 

 

Bonsoir mesdames et messieurs,

Avant tout, j’aimerais ouvrir ce rassemblement en vous disant que je suis très heureuse, ce soir, de pouvoir compter parmi nous la secrétaire d’Etat aux affaires européennes Amélie de Montchalin. Chère Amélie, tu retrouves ce soir cette circonscription dans laquelle tu t’es tellement investie, et c’est une grande émotion pour moi que de t’y accueillir, toi en tant que Secrétaire d’Etat et moi en tant que députée. Je te remercie d’être venue et j’en profite également pour te remercier de m’avoir apporter ton expérience pour ces premiers jours à l’Assemblée Nationale. Ce fut primordial. Je connais l’exigence de cette fonction qui est désormais la mienne et te suppléer me donne la chance d’avoir la meilleure des guides pour mener mes combats.

Amélie, nous avons toutes les deux un combat commun. Je dirai même que nous avons une espérance commune, et cet espoir, c’est l’Europe. C’est pourquoi c’est une grande joie pour moi que de vous accueillir toutes et tous ce soir à Massy pour parler justement d’Europe.

Je remercie à cette occasion mes collègues députés de l’Essonne d’avoir fait le déplacement ici. La représentation nationale est en nombre pour soutenir cette renaissance européenne et c’est une excellente nouvelle.

Je tiens également à remercier, Monsieur Nicolas Samsoen, Maire de Massy, de nous faire bénéficier de ce lieu. C’est tout à l’honneur d’un élu de la République de faciliter le débat démocratique dans sa commune.

Enfin et surtout, pouvoir compter parmi nous, deux candidats de la liste Renaissance est une chance et je remercie donc très chaleureusement Fabienne Keller et Pierre-Jean Baty d’être venus jusqu’à nous ce soir.

C’est important que vous soyez ici tous les trois pour nous remémorer pourquoi nous avons besoin de plus d’Europe et surtout pour nous expliquer pourquoi nous avons désormais besoin de changer cette Europe.

Ces élections chers amis, ont en effet une importance capitale, et l’heure est grave ce soir.

Chers Fabienne, chers Pierre-Jean, je vous laisserai détailler dans quelques instants l’ambitieux programme que vous portez, mais avant cela, je veux dire un mot ici des attentes, que nous, progressistes et européens de l’Essonne, avons pour le mandat qui va s’ouvrir.

Ici à Massy à quelques pas du plateau de Saclay, où l’innovation et les formations d’excellence font la richesse du territoire, je veux justement rappeler la conception du progrès d’un des pères fondateurs de l’Union européenne. Je veux bien sûr parler de Jean Monnet.

Jean Monnet avait autrefois affirmé, alors que cette Union n’existait pas encore : « Nous ne coalisons pas des États, nous unissons des hommes. »

Ce progrès européen que nous appelons ce soir de nos vœux, en appelant avec force à voter pour la liste Renaissance que vous représentez, est aujourd’hui conditionné par cette humanité. L’Europe sera humaine ou ne sera pas. Voilà où nous voulons aller ensemble. Cette Europe lointaine, trop souvent illisible, dans laquelle les peuples pourtant unis se font une concurrence déloyal et défendent leurs intérêts nationaux, nous n’en voulons plus. Cette Europe qui ne fait plus rêver, que l’on croit irréformable et achevée, voir perdue, doit aujourd’hui renaître et se mettre au service de l’humain plutôt que du marché. Ce marché doit demeurer l’outil, pendant que l’homme redevient le sujet.

Il y a urgence à faire de l’Union Européenne l’espoir que tous ici nous attendons, car les réponses aux plus grands défis de notre temps c’est elle, l’Union, et seulement elle, qui peut les donner.

En effet, que peut-on faire seuls face à la Chine ou les Etats-Unis dans cette concurrence économique à outrance ? Que peut-on faire seuls face au réchauffement climatique ?  Que peut-on faire seuls face au GAFA ? Comment maîtriser l’immigration sans une solidarité renforcée au sein de l’espace Schengen ? Comment la France seule peut-elle faire triompher les droits de l’homme et repousser les assauts des régimes autoritaires ? Que faire encore seule contre les cyber-attaques ?

L’Europe a été pensé par les pères fondateurs comme un progrès permanent. Il faudra toujours renforcer notre Union. Mais je vous le dis, aujourd’hui, ce dont a besoin l’Europe pour renaître, c’est d’humanité.

C’est en faisant de l’Europe une protection que celle-ci sera de nouveau légitime pour toutes et tous. Et c’est donc seulement de cette manière que l’Union Européenne, comme l’a souhaité le Président de la République, pourra être souveraine.

Permettons alors à l’Europe à venir, d’être celle qui offrira un socle effectif de droits sociaux, capables de protéger les européens. Faisons en sorte que l’Europe soit celle qui achèvera une transition écologique équitable. Assumons un protectionnisme européen et faisons enfin en sorte que l’Union soit une force plutôt que ce vaste projet qu’on n’ose même plus invoquer.

Cette ambition européenne qui est la mienne et que je viens de vous livrer peut finalement se résumer ainsi : ayons de l’audace. Osons, chaque jour, porter l’idée que cet espoir d’un monde meilleur, qui est la source de notre engagement à tous, passe impérativement par cette renaissance européenne.

Je vous remercie. »