Discours lors de la cérémonie à la questure de l’Assemblée Nationale

Chers collègues Députés et Sénateurs,

Chers Maires et élus municipaux,

Chers représentants des forces de l’ordre, du monde économique et des associations,

Chers Marcheurs de l’Essonne,

Mes chers amis,

Vous réunir aujourd’hui, ici, est pour moi un honneur et une émotion à la valeur particulière. Je tiens en premier à vous remercier très sincèrement pour votre présence et pour votre soutien fidèle.

Il y a peu, j’étais une simple citoyenne, engagée par son métier et par sa vie au service de notre territoire et de notre pays. Une femme à l’identité et aux expériences plurielles qui, par fidélité à ses origines et à son devoir, cherchait à prendre sa part à ce grand combat du vivre ensemble, qui est aussi un espoir. Une plume, enfin, pour toutes celles et tous ceux dans notre pays dont le destin est empêché et l’avenir encore en devenir.

J’avais déjà, vous le savez, la République au cœur. Toute la République : la République en Outre-Mer, la République en Seine-Saint-Denis, et bien sûr, la République en Essonne, dans ce beau territoire connu pour ses réussites et pour ses défis, et où il y a près de deux ans et demi, je rencontrais une femme en qui j’avais confiance et qui m’a fait confiance. Je ne savais pas encore que s’ouvrait pour elle et pour moi le chemin d’un engagement de service et de sens qui nous réunirait tous ici, aujourd’hui.

Je suis aujourd’hui votre Députée, toujours fidèle à elle-même, à son parcours et à Amélie, et déterminée à ouvrir une nouvelle page. Avec humilité et persévérance, je suis pleinement engagée à faire de cette nouvelle mission une réussite au service de notre pays et de notre circonscription. Je n’ai pas changé : cette réussite sera notre réussite.

Je suis heureuse et fière de nos combats et de nos premiers succès.

Je pense à ce premier engagement, prioritaire pour de nombreux Français et qui sera le mien, en faveur de l’égalité devant la République et devant ses droits. Aux inégalités s’ajoutent de nouvelles frontières numériques qui créent de nouvelles exclusions et de nouvelles privations. J’ai souhaité en faire l’objet de ma première Question au Gouvernement, le 14 mai, en demandant au Ministre Cédric O de faire du numérique un levier d’inclusion pour une société plus solidaire et plus humaine. J’ai aussi souhaité en voir la réalité sur le terrain, au cœur de notre pays, en Aveyron, où j’ai mesuré la force de l’engagement local et la grandeur de ces défis. A travers mon engagement au sein de la Commission des Affaires culturelles, je veillerai à faire de ces défis des succès visibles et concrets.

Je pense aussi à mon engagement au service des Français en Outre-Mer, qui est un engagement au service de notre République. Membre de la Délégation Outre-Mer, j’ai participé à un événement historique majeur : la signature des nouveaux statuts de la Polynésie française à l’Élysée, par le Président de la République, en présence du Président de la Polynésie Française. A travers mes contacts réguliers avec la Ministre Annick Girardin, je ferai de ce combat un engagement pour la prospérité et le rayonnement de notre République partout dans le monde.

Je pense enfin, et j’ose dire surtout, à nos premiers combats et à nos succès dans notre territoire, dans nos villes et dans nos quartiers. A Massy, Palaiseau, Igny, Wissous, Morangis, Chilly, je vous vois tous ici présents engagés dans des projets à la fois ambitieux et généreux, à l’image de notre territoire. Je remercie le Préfet, le Président du Conseil départemental et les différents maires pour leur accueil et ces échanges constructifs et fructueux sur l’avenir de notre territoire. Je tiens aussi à saluer l’engagement des policiers, gendarmes, pompiers, soignants et enseignants que j’ai rencontrés, ainsi que de tous les bénévoles engagés dans les associations culturelles et sportives de nos quartiers, qui les font vivre et, j’ose dire, « sourire ».

Je regarde à présent devant moi, vers ces nouveaux horizons qui sont aussi de nouveaux combats. A travers plusieurs groupes de travail, je suis d’ores et déjà engagée sur les fronts du grand âge et de l’autonomie, de la politique de la ville et de la lutte contre l’illétrisme et l’illectronisme. Je le suis et le serai aussi en faveur du droit des femmes et des minorités, de la culture en prison, et l’emploi et de la lutte contre la pauvreté.

Je me souviens de cette phrase de Térence, un esclave romain devenu un homme libre : « Rien de ce qui est humain ne m’est étranger ». Elle est pour moi la devise de tous les humanistes et, si j’ai un souhait, c’est de la faire mienne pour ces quelques années, ou ces quelques mois, au service de notre société.

J’ai dit « je regarde devant moi », je voulais dire « devant nous ». Car, je le sais, rien ne sera possible sans votre soutien, sans votre participation, sans votre engagement. Je vous le dis avec conviction, car j’ai le sentiment que la défiance dans notre pays nous interdit d’être indifférents et nous impose d’agir.

Si nous sommes réunis ici aujourd’hui, c’est parce que nous croyons dans le destin de notre pays et que nous voulons contribuer collectivement à bâtir son avenir. N’oublions pas, cependant, que pour de nombreux Français dans nos quartiers et parfois dans nos familles, la politique n’est rien de plus qu’un incessant et vain recommencement, à l’image de Sisyphe, voué à pousser sa pierre à perpétuité, sans en savoir la signification ni le sens.

Je sais que, comme moi, vous ne voulez pas renoncer. « Il faut imaginer Sisyphe heureux » nous dit Albert Camus, dans un de ses textes les plus beaux et les plus inspirés. Sisyphe, prétend Camus, était conscient de sa condition et de son destin. «Toute la joie silencieuse de Sisyphe est là : son destin lui appartient », écrit l’auteur de L’Homme révolté. Plume du journal Combat pendant la Résistance, Camus pouvait ajouter cette phrase extraordinaire : « Le chemin importe peu, la volonté d’arriver suffit à tout».

Alors, avec Camus, mais aussi et surtout avec vous, je conclurai en reconnaissant que «La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme». A nous tous, élus et citoyens, de regarder vers ces sommets et de nous y engager avec détermination et avec confiance, pour la réussite de notre pays et pour son avenir.

Je vous remercie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *