Discours des vœux pour 2020 prononcé à l’EHPAD Geneviève Laroque de Morangis

[Seul le prononcé fait foi]

Chers Maires et chers élus municipaux,
Monsieur le Commissaire,
Monsieur le Capitaine,
Monsieur le Lieutenant,
Monsieur le Directeur et l’ensemble des personnels de l’EHPAD Geneviève Laroque,
Mesdames et messieurs les résidents et leur famille,
Mes chers amis,

A l’orée de cette année 2020, qui ouvre une décennie nouvelle, je tiens d’abord à vous adresser tous mes vœux de bonheur et de santé pour l’année à venir.

Neuf mois après avoir pris mes fonctions de Députée de la 6e circonscription de l’Essonne, je suis plus confiante que jamais dans le sens et dans la valeur de notre engagement collectif au
service de notre territoire et de notre pays.

L’essentiel, pour moi aujourd’hui, est de partager avec vous cette conviction qui est au cœur de mon engagement politique et citoyen : chacun a le droit à une place dans notre société et
personne ne doit être laissé sur le bord du chemin.

La politique a pour vocation d’apporter de vraies « solutions de vie » à chacun, du plus jeune âge à nos vieux jours.

Le monde, disait Rimbaud, n’a pas d’âge. L’humanité se déplace, simplement.

C’est le sens de mon invitation à nous réunir ici, aujourd’hui, à l’EHPAD Geneviève Laroque – un choix qui réduit peut-être le nombre de participants, mais qui donne tout son sens à notre
présence et à notre engagement. Un choix qui, certes, est des plus inhabituels pour un élu, mais un choix que je n’ai pas fait par hasard.

Ce choix, c’est d’abord celui de la reconnaissance. Reconnaissance envers les femmes et les hommes qui font vivre cet EHPAD précurseur, et ce en lien avec le conseil départemental de l’Essonne dont j’aimerais saluer ici l’engagement. Par le biais du SEGA, le département se montre plus que jamais soucieux d’apporter des solutions aux défis du grand âge.

Ce choix aussi, c’est celui des engagements que je porte chevillés au corps, à faire de ces défis une véritable priorité dans nos politiques publiques. Le Grand âge n’est pas un simple corollaire des enjeux contemporains, de manière général il s’agit d’un sujet qui nous touche toutes et tous.

Ce choix enfin, c’est peut-être celui de l’émotion, du partage, de ce qui nous rassemble. Aujourd’hui, en face de vous, je vois du dévouement, je vois de l’amour. L’amour du métier que le personnel de l’EHPAD porte au quotidien en se mettant au service des résidents, prisant l’aide à la personne comme une force morale. Le dévouement de celles et ceux qui, par dessus
tout, souhaitent voir leur aînés bien vieillir, les voir tisser des moments qui, comme le dit Proust, donnent “leur saveur à la vie”.

Face à tant de sincérité, je suis décidément heureuse de vous parler ici. Aujourd’hui, plus que jamais, je forme le vœu de continuer à être utile à notre pays, à notre territoire, et à chacun
de vous.

Utile, je veux continuer à l’être en premier et surtout sur le terrain, à votre rencontre et à votre écoute, en lien bien sûr avec vos élus dont je connais la valeur et le dévouement, et en lien aussi avec les « forces vives » de notre territoire : toutes celles et ceux qui le font vivre.

Je salue, ici, nos personnels soignants et éducatifs, nos entreprises et nos associations, qui sont nombreuses et très actives. Je salue aussi nos forces de l’ordre dont l’engagement
inspire le respect.

Je les connais ces forces vives, je vous connais, car j’ai la chance de vous voir souvent à l’oeuvre, sur le terrain, et je pense à ces déplacements à vos côtés, au cours des dernières
semaines : sur le marché et dans nos quartiers, chez les sapeurs-pompiers et chez les gendarmes, à la police nationale, à Pôle emploi et lors de l’inauguration de la nouvelle Maison
France Services.

Notre territoire est riche de l’engagement de sens et de cœur de tous ses habitants.

Utile, je veux aussi continuer à l’être à l’Assemblée, sur les sujets que j’ai l’honneur et la responsabilité de porter au service de notre pays, et je pense au Grand Âge notamment en Outre-mer, qui me conduit à vous parler ici.

Le Grand Âge a été et sera aussi le grand défi de mon engagement en faveur de l’autonomie et du bien-être de chacun dans un monde où nous-mêmes et nos enfants vivons de plus en plus longtemps – et c’est une chance. C’est le sens du rapport que je mène sur le Grand âge et la prise en charge de la dépendance dans les territoires ultramarins.

A ce propos, je vous rappelle l’organisation d’un atelier débat autour de ce thème le 27 février prochain à Palaiseau.

Notre mission est bien de réussir à tisser une relation humaine qui soit digne pour chacun, jusqu’au bout.

Mes chers amis,

Plus que jamais, j’ai la conviction profonde que notre société a à la fois une force et des richesses humaines extraordinaires, et à la fois des vulnérabilités et des moments de doute qui nous appellent à agir pour recréer du lien et redonner du sens.

C’est le rôle de vos élus, nationaux et locaux.

C’est aussi le rôle de l’ensemble des « forces vives » de notre territoire, en qui j’ai pleinement confiance.

C’est le rôle, enfin, de chacune et de chacun d’entre nous – et c’est vrai plus que jamais cette année, avec ces élections décisives pour nos villes et pour notre avenir.

J’aimerais, pour finir, vous dire un mot plus personnel sur ce qui fait aussi pour moi partie de « l’essentiel ».

J’aimerais continuer à « faire le lien » entre vous et à vous dire – car je crois que c’est aussi ma mission – que notre société est belle quand elle sait « prendre soin » de chacune et de chacun, à commencer par les plus vulnérables d’entre nous.

Le seul devoir, disait Camus, c’est celui d’aimer. Face au dévouement, et je le répète, à l’amour que je vois en face de vous, ce devoir semble plus que jamais rempli.

Pour le pays enfin, il le sera quand chacun aura vraiment sa place dans la société, et la politique prendra tout son sens en donnant à tous une « solution de vie » qui soit digne de nous.

Je vous remercie.