Semaine de contrôle – Accompagnement financier de l’État pour les collectivités à statut particulier

En séance à l’Assemblée nationale pour la semaine de contrôle et intervenante pour mon groupe sur le débat concernant «l’accompagnement financier de l’État pour les collectivités à statut particulier».

Deux questions relatives aux situations de nos territoires ultramarins dans cette période préparant la sortie de crise sanitaire.

Commission des affaires sociales – Question à Elisabeth Borne

J’ai pu l’interroger pour sur les dispositifs « 1 Jeune 1 Solution » et « Aide au Projet Initiative Jeune ».

  • J’ai ainsi demandé s’il est possible de bénéficier d’une première évaluation du nombre d’emplois ultramarins créés grâce au plan « 1 Jeune 1 Solution ».
  • Des moyens supplémentaires sont ils alloués pour le secteur du tourisme en outre-mer ?
  • Combien de jeunes ont pu bénéficier de la prime « Aide au Projet Initiative Jeune » de 2000€ pour la création ou la reprise d’une entreprise dans les territoires de Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon ainsi que Saint-Martin et Saint-Barthélémy ?

Question orale sans débat – Réorganisation hospitalière dans le nord de l’Essonne

J’ai interrogé Madame Brigitte Bourguignon, Ministre déléguée en charge de l’autonomie sur la réorganisation hospitalière du nord de l’Essonne.

Prévu pour 2024 sur la commune d’Orsay, le Groupe hospitalier Nord-Essonne, futur hôpital de référence du plateau de Saclay, suscite autant d’intérêts que d’inquiétudes.
Il était important que le gouvernement réaffirme sa volonté de faire de l’accès aux soins pour tous une réalité.

Retrouvez ma question :

Question au Gouvernement – Valorisation des métiers d’aide à domicile.

A l’occasion des Questions au Gouvernement, j’ai interrogé madame Brigitte Bourguignon, ministre déléguée chargée de l’autonomie sur la revalorisation des personnels des services d’aides et d’accompagnement à domicile.
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 prévoit la revalorisation des salaires des personnels dans le secteur de la prise en charge à domicile des personnes âgées. Pour mener à bien cette revalorisation qui vient saluer l’engagement sans faille de celles et ceux qui s’engagent pour le bien-être de nos ainés. Nous mobilisons ⤵️
✅ 200 millions d’€ par an pour les services d’aide et d’accompagnement à domicile.
✅ Permet une augmentation salariale moyenne de 15%.
Ainsi, j’ai demandé à la Ministre ⤵️
👉 De partager les éléments sur l’état d’avancement du plan visant à revaloriser les métiers du « prendre soin » ?
👉 Quelles mesures entendez-vous prendre afin de développer l’attractivité de ces métiers ?

Discours – Commémorations de l’abolition de l’esclavage – EFAPO

Mesdames et Messieurs les élus,

Madame la Présidente, très chère Awa,

Mesdames et messieurs les responsables associatifs

Mesdames et Messieurs,

 

« Nulles terre française ne peut plus porter d’esclaves » : une phrase qui permit un sursaut des consciences pour l’émancipation des esclaves dans toutes les colonies de la République.

Se souvenir est un devoir. Se souvenir que l’Humanité dans son Histoire la plus ancienne, a connu l’esclavage, confère à notre rendez-vous, une dimension particulière.

Aussi loin que nos mémoires le retiennent : dès l’Antiquité, l’on réserve le statut d’esclaves aux prisonniers de guerre ; au Moyen Age, l’esclavage est un usage des Vénitiens à l’égard des arabes. Jusqu’au 16ème siècle se développe et s’organise le commerce de femmes et d’hommes venus d’Afrique pour le compte des européens.

Nous évoquons en ce mois des mémoires le souvenir de ces peuples opprimés par d’autres, privés de la possibilité de s’exprimer, de se mouvoir, de vivre librement. Cela nous engage en nos consciences de regarder notre Histoire sans ambages et avec sincérité.

Il faut attendre la nuit du 4 aout 1789 pendant laquelle l’assemblée constituante abolit tous les privilèges, pour que naisse l’espoir d’émancipation de tous les Hommes.

L’indépendance et les libertés devenues possibles, au mois d’octobre 1790, une première rébellion éclate dans la partie française de Saint Domingue, appelée Haïti aujourd’hui. L’Histoire retient des noms : Vincent Ogé ; Jean-Baptiste Chavannes ; Toussaint Louverture.

La République prend alors conscience que les échanges commerciaux d’êtres humains sont atroces, humiliants, et contraires à tout principe. En 1794, la République abolit une première fois l’esclavage et proclame « la liberté universelle ».

Son rétablissement en 1802 par Napoléon Bonaparte. Pour que de trop nombreuses années après, le 27 avril 1848, le décret d’abolition de l’esclavage soit adopté. Les termes de ce décret, lourd de sens, témoigne de l’ampleur des souffrances portées par les peuples « l’esclavage est un attentat contre la dignité humaine. Il est une violation flagrante du dogme républicain : liberté, égalité, fraternité.

En cette année 2021, qui marque le vingtième anniversaire de la loi Taubira reconnaissant l’esclavage et la traite comme crime contre l’Humanité, nous devons garder à l’esprit que cette lutte pour l’universalisme restera tristement d’actualité tant que certains obscurantismes continueront à le dévoyer. La notion d’égalité en Droits de tous les Hommes est le ciment qui doit toutes et tous nous unir.

Avec ces mots d’Aimé Cesaire, je voudrais conclure :

« Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde. »

Je vous remercie.